03.02.2026
Commentaire du marché du mazout 03.02.2026
03.02.2026
Il y a exactement un mois, le président Maduro du Venezuela a été enlevé, puis le Groenland a failli être vendu et, la semaine dernière, on s'attendait déjà assez concrètement à une attaque américaine contre l'Iran. On ne peut donc vraiment pas parler d'un creux en janvier sur le plan politique mondial ; le rythme des quasi-escalades reste époustouflant.
Le marché pétrolier n'est bien sûr pas épargné par ces turbulences. Les développements au Venezuela et en Iran recèlent en principe un certain potentiel de baisse des prix du pétrole, mais uniquement dans le cas où la situation politique dans ces pays se stabiliserait à nouveau après un éventuel renversement : un scénario qui ne semble réaliste qu'à moyen ou même à long terme. D'une manière générale, on s'attend à une offre excédentaire de produits pétroliers pour l'année en cours, principalement parce que le moteur de l'économie mondiale ne tourne toujours pas à plein régime, ce qui freine la demande.
Plusieurs facteurs plaident donc en faveur d'une baisse des prix, mais la réalité actuelle est tout autre : la nervosité politique latente est source d'incertitude et de manque de sécurité dans la planification sur les places commerciales. À cela s'ajoute le fait que la sécheresse persistante et le faible niveau des eaux du Rhin entraînent une augmentation massive des frais de transport. Les prix sont donc actuellement nettement plus élevés qu'en décembre.