Retour à la page d'accueil

10.02.2026

Commentaire du marché du mazout 10.02.2026

marktkommentar_heizoel_997_600
Vendredi dernier, les négociations entre l'Iran et les États-Unis ont été ouvertes. À Mascate, la capitale d'Oman, les délégations respectives ont négocié les conditions-cadres avec le ministre omanais des Affaires étrangères. L'Iran n'avait accepté de négocier que parce que la pression extérieure n'avait cessé de s'intensifier ces dernières semaines. Alors que la réaction de l'Europe et, par exemple, de l'ONU après les massacres perpétrés par l'Iran contre sa propre population s'est avérée, sans surprise, très modérée, une intervention américaine semblait encore tout à fait réaliste il y a peu. Des négociations sont donc désormais en cours, même si, selon des informations provenant des services secrets israéliens, une attaque militaire contre l'État perse n'est pas encore définitivement écartée. Outre cette situation tendue au Proche-Orient, les pertes de production dans le plus important gisement pétrolier kazakh de Tengiz et les nouvelles sanctions de l'UE contre la Russie contribuent également à la stabilité du marché.

Du côté de la demande, en revanche, la crainte latente que l'économie mondiale ne parvienne pas à redémarrer véritablement demeure bien sûr inchangée, ce qui entraînerait une stagnation de la consommation. À cela s'ajoute le fait que l'OPEP, le cartel des pays producteurs de pétrole, réduit continuellement ses restrictions de production, ce qui, selon les prévisions, pourrait entraîner une offre excédentaire au cours de l'année en cours. Les conditions météorologiques actuelles ont également un effet baissier sur les prix intérieurs : en raison de précipitations relativement régulières, la situation de basses eaux sur le Rhin semble s'améliorer progressivement. Les tarifs de fret correspondants sont déjà nettement plus bas : le prix facturé pour une tonne est désormais de 40 CHF.