Voilà, c'est fait : Vendredi prochain, l'accord tant attendu entre l'Iran et les États-Unis doit être signé à Genève.
Le marché a certes réagi avec un optimisme modéré à l'annonce de la signature imminente de l'accord, et les cours ont chuté ce matin à leur plus bas niveau depuis début mars. D'un autre côté, la trêve tant espérée semble encore reposer sur des bases très fragiles. On ne peut s’empêcher de penser que Trump voulait à tout prix sortir de l’impasse actuelle et qu’il n’est pas parvenu à conclure un véritable accord avec les mollahs. Il a ainsi filtré que les Iraniens ont pu imposer des paiements de réparations massifs, qu’ils n’ont pas dû s’engager sur l’enrichissement d’uranium pour la bombe atomique et qu’ils pourraient même percevoir à l’avenir des droits de passage sur les navires dans le détroit d’Ormuz. Tout sauf un succès pour le négociateur à la grande gueule de la Maison Blanche !
Un grand point d’interrogation subsiste également quant à la situation à la frontière nord d’Israël : La brigade terroriste du Hezbollah, pouvoir "de facto" dans le sud du Liban, ne fait aucun geste pour mettre fin à ses attaques permanentes de drones piégés contre l’État juif. Ce qui déclenche bien sûr à son tour des ripostes israéliennes, alimentant ainsi l’éternelle spirale de la violence et suscitant la nervosité chez les deux puissances protectrices concernées, l’Iran et les États-Unis. L’amitié entre le Premier ministre israélien Netanyahou et Donald Trump est mise à rude épreuve ces jours-ci, en raison d’un conflit d’intérêts : alors que Trump se concentre principalement sur l’ouverture de la voie maritime dans le golfe Persique et sur un retrait rapide de ses troupes militaires, les Israéliens restent bien sûr confrontés à leurs défis existentiels. Les prochains jours pourraient apporter des éclaircissements à bien des égards – ou pas.